À lire aussi :
À New York, le luxe
préfère l'incognito
Signe des temps, dépenser son argent dans les flagships griffés à Manhattan n'est plus vraiment tendance. On continue d'y faire ses courses, mais d...
Fondez pour
les bougies parfumées
Présentes sur toutes les cheminées et dans tous les salons, elles ne ratent jamais une occasion de scintiller, surtout à Noël.
Le jardin joue avec le feu
Parasols chauffants, cheminées, braseros et autres torches d'extérieur... Désormais, on peut jouer la convivialité au jardin, sur la terrasse ou le...
Miami, c’est pas fini…
Débarrassée de sa patine bling-bling, Miami, plus chic que jamais, est devenue une plaque tournante de l’art contemporain et du design. Sous les palmiers, un rendez-vous ultra-fashion. Reportage.
(1/4)
« Miami, c’est le spot ! » entendait-on dans l’avion qui venait de décoller de Paris pour la Floride. A bord s’y pressaient des directeurs de musée, de fondation, de salon, et puis des galeristes, des marchands, des journalistes… Tout un club d’oiseaux migrateurs qui se retrouvent, çà et là, autour de la planète au rythme des foires d’art contemporain, assorties aujourd’hui de leur département design. La septième édition d’Art Basel Miami Beach, alter ego de la Foire de Bâle, se tenait cette première semaine de décembre, avec dans son sillage la Design Miami. Sa réputation la précède : la plus importante des foires américaines, la plus mode aussi, avec ses fêtes et ses people.
Ça, évidemment, c’était avant la crise. Du temps de la spéculation, quand les acheteurs se mettaient sur liste d’attente pour acquérir une œuvre. Axa, la société d’assurances, estimait l’an dernier que deux milliards de dollars avaient changé de mains en moins d’une semaine, durant la manifestation. Cela dit, Matti Herrera Bower, le maire de Miami Beach, a rassuré les esprits : la ville et la Foire ont signé un nouveau contrat de trois ans. Il faut dire que Miami a changé d’image. Elle n’est plus un refuge hivernal teinté de sensualité latino pour troisième âge new-yorkais.
Finis aussi, les feuilletons Miami Vice et The Golden Girls, datés des années quatre-vingt. Située au nord de l’Amérique du Sud, c’est la capitale virtuelle d’une Amérique idéale. Elle s’est dotée d’un supplément culturel. Outre Art Basel, la deuxième foire du livre au monde y est organisée. Elle accueille les prestigieuses collections Rubell et Margulies. Quant au Miami Art Museum, il fera bientôt peau neuve avec un bâtiment sur Biscayne Bay, œuvre des architectes Herzog et Meuron. Du coup, Miami Beach amorce sa saison touristique un mois plus tôt. En décembre, 40 000 personnes s’y retrouvent. Toute la gamme est couverte : du vulgum pecus au VVVIP (very, very, very important person) !