Bonne Pioche
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Antoine de Maximy, gentleman voyageur
Il nous régale de ses belles rencontres dans sa série télévisuelle, J’irai dormir chez vous. Le 19 novembre, Antoine de Maximy fait ses premiers pas sur grand écran avec J’irai dormir à Hollywood, road movie tordant sur cette mosaïque de visages et de croyances qui fait l’Amérique. Rencontre entre deux avions.
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Antoine de Maximy possède le charme, la gouaille de ces héros qui se trouvent du mauvais côté de la barrière, mais à qui l’on ne peut s’empêcher de souhaiter de réussir leur coup. Pas qu’il soit mauvais garçon, non. Simplement très anticonformiste. S’inviter à dîner chez des inconnus, squatter leurs sofas de Varsovie à Bamako, c’est son job. Ce qui l’excite, c’est l’aventure humaine : parvenir à approcher, parfois à saisir, la beauté et la fragilité d’une impromptue complicité entre deux êtres.
Avant le tournage de J’irai dormir à Hollywood, aviez-vous un « rêve américain » ?
Non, ce n’est d’ailleurs pas un pays qui m’attirait. Parce qu’on l’a beaucoup vu dans les films, et aussi parce que les gens se contrôlent beaucoup trop là-bas. Le contact n’est pas facile car ils se méfient de l’image.
Pensez-vous que la vérité d’un pays et de ses habitants se trouve dans l’intimité de leurs maisons ?
Le problème, c’est le mot « vérité ». À chaque fois que tu rencontres une personne, c’est sa réalité, sa vérité en tant qu’individu. Quand tu fais un long voyage, tu parviens à une certaine vision d’ensemble, mais elle reste très subjective, parcellaire.
