D. R.
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Tommy Hilfiger connaît la musique
Aurait-il voulu être un artiste ? Sans doute. Son succès dans la mode en a décidé autrement. Il se rattrape avec les Hilfiger Sessions, des tournées de concerts privés, comme celui de Keziah Jones, pour l’inauguration de sa boutique cannoise, le 20 novembre dernier. Rencontre.
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« Adolescent, j’étais fasciné par les rockers. Au point de m’habiller comme eux, avec les cheveux longs et des looks ad hoc. Mes copains voulaient me copier, alors, j’ai ouvert ma boutique, en 1969. » Quarante ans après, la passion de Tommy Hilfiger pour la musique n’a pas faibli. Bien au contraire. Sponsoring de tournées, relooking d’amis rock stars – Mick Jagger et David Bowie en tête –, lancement des Hilfiger Sessions, chacune mettant en scène une tête d’affiche (Lenny Kravitz, Wyclef Jean…) et de jeunes talents, création sur Internet de la Tommy TV… L’homme s’implique à fond. Dans la foulée, Tommy lance ce mois-ci une collection capsule conçue par Marky Ramone, batteur du mythique groupe punk rock The Ramones. Rencontre en coulisses.
Lefigaro.fr/madame. – Pourquoi ne vous êtes-vous pas orienté vers une carrière musicale ?
Tommy Hilfiger. – Pour être franc, mon frère est un très bon musicien, moi non. Très tôt, j’ai découvert que mon vrai talent, c’était un certain flair pour la mode. J’ai ouvert ma première boutique, People’s Place, à 18 ans, avec 150 dollars !
Qu’est-ce qui vous plaît tant dans le rock ?
La création. À chaque morceau comme à chaque collection, on se remet en question, on se livre. En musique, il y a des courants, des mouvements, exactement comme en mode.









